Tuesday, 31 May 2011

À la recherche de mes couilles.

Dans quelques heures à peine, juin sera parmi nous. Depuis des semaines, lorsque les gens me demandent quand je pars, un peu comme s'ils avaient hâte, je leur réponds,: "bah... seulement en juin!". Eh bien voilà, juin, c'est là!

Tout d'abord, expliquons le titre de mon message d'aujourd'hui. Je rassure immédiatement le gente féminine, mon anatomie physique est toujours complète et fonctionnelle. (J'entends le soupir de soulagement venant des 4 coins du monde)

Ce sont mes couilles métaphoriques que je ne trouve plus. En ce début de juin, je l'avoue, j'ai la trouille. Six mois sans avoir la moindre petite idée de ce que je vais faire... faut-il être con? Il me semble que je resterais quelques semaines de plus dans mon confort montréalais. L'été qui commence, les terraces, les BBQs... ce ne serait pas si malheureux que ça... sauf qu'il est déjà trop tard.

Il ne suffit que de mettre les pieds dans mon appartement, ce fantastique appartement loué gentiment à mon oncle Marcel, pour comprendre qu'il n'y a plus de retour possible. Je dors sur un matelas jeté au sol depuis plusieurs semaines. On ne retrouve plus de tables ni de chaises si bien que le matin, je dois aller sur le balcon pour m'asseoir et mettre mes bas dans mes pieds. Le frère de Phil vient chercher mon divan en fin de semaine. En gros, je commence à apprendre à vivre avec pas grand chose, une compétence qui me sera certainement nécessaire ou du moins utile en voyage.

Ça ne change en rien le fait que j'ai un peu les jetons. Alors que j'expliquais aux gens mon projet, plusieurs me disaient que j'étais courageux. Je ne comprenais pas vraiment cette expression car, me semble-t-il que je suis simplement en train de réaliser un rêve. Selon moi, je ne suis ni brave, ni chanceux, j'ai simplement fait le choix de prendre une option qui s'offrait à moi. Mais je comprends un peu le sens du mot courageux aujourd'hui. Être loin de tout ce que je connais, c'était le but, mais c'est aussi un peu effrayant. Dans la plus belle langue de Shakespeare: "If I fuck up, nobody will be there to pick me up." Une fois là-bas, j'espère que mes peurs s'effaceront et redonneront la place à mon envie de m'aventurer là où mon esprit n'a jamais eu l'audace de mettre les pieds... et que je retrouverai mes couilles.

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