Friday, 24 June 2011

It's been one week

Comme dans la chanson des Barenaked Ladies que j’affectionne particulièrement dans les karaokés : It’s been one week.
Ça fait maintenant plus d’une semaine que je suis sur la route. Pour moi, ça fait 7 jours car je perds littéralement une journée avec le décalage horaire qui traverse la fameuse ligne du 0 degré et qui fait que soudainement, on est le lendemain.
Après 7 jours, je pense pouvoir dire que mon voyage se passe bien. Très bien même, ça ne coute pas plus cher, pis on sent tellement mieux. (Cette vieille blague est comme la syphilis, on ne s’en défait jamais!) Je vois des choses extraordinaires, j’apprends beaucoup sur ce que je visite (saviez-vous que le tremblement de terre de 1906 de San Francisco a complètement ruiné plus de 2/3 de la ville, mais a permis la construction de meilleurs système d’égouts, d’irrigation et de transport communs? Saviez-vous qu’Alcatraz était initialement une prison militaire avant d’enfermer Al Capone et autres prisonniers dont personne ne voulait? Saviez-vous que la terre sur l’île d’Alcatraz est en fait importée d’îles avoisinantes car aucune terre n’était présente sur cette petite île qu’on appelait alors Le Rocher? Ok, j’arrête) mais aussi sur moi :
1.       Je me découvre un petit inconfort envers les voyageurs trop sympathiques qui posent trop de questions. Autant, j’ai soif de parler aux locaux assis dans un bar qui regardent tranquillement un match Giants-A’s, autant, je me méfie et me questionne sur la pertinence d’expliquer mon itinéraire à un Malaysien que je ne reverrai jamais. Leçon à mettre en pratique : En NZ, ne pas travailler dans une auberge de Jeunesse!
2.       Une partie de mon voyage avait comme but de me retrouver seul et de voir comment je suis sans l’apport des gens autour de moi. La réponse : Je fonctionne, sans plus ni moins. Je m’ennuie (déjà) de ne pas pouvoir partager conneries diverses à mon entourage, mais je n’ai pas non plus envie de me mettre en boule en pleurant lorsque j’hésite sur la direction à prendre. Leçon à mettre en pratique : J’ai hâte de voir Yanick et Mylène, et dès mon arrivée à NZ, je dois trouver des gens à qui je peux faire confiance parce que cette petite voix qui trotte dans ma tête, je vais finir par être tanné et je risque de me transformer en habitant de Los Angeles (voir entrée précédente)
Mais bon, assez à mes propos, voici les coups de cœur de la première semaine :
Le Rooftop bar au Standard Hotel de Los Angeles. Petite terrasse magnifique au soleil, perspective de la ville et verre à 10$ (excuse me, how much?) rendent l’expérience agréable. C’est comme si soudainement, on donnait des ailes pour voir le centre-ville de Los Angeles, ses gratte-ciels interminables, son trafic ultra-urbain, mais en ayant la possibilité d’éviter la foule. Pendant une seconde, on se sent dans Sim City.
Le Golden Gate Bridge, dans son brouillard, son immensité et son originalité. Beaucoup, beaucoup de monde pour un samedi matin, mais quand même une expérience impressionnante et inoubliable. Ce pont respire l’imposant. (Ce pont respire? What?)
En dernier lieu, et là il y en a qui vont rire, mais le Service à la Clientèle. Je ne sais pas c’est quoi le truc, mais les gens (sauf à la Poste où cela semble être l’équivalent de notre STM) sont souriants, semblent de bonne humeur et semble être contents de pouvoir aider le client. Le meilleur exemple était au In N’ Out Burger, un fast food où plusieurs générations de travailleurs s’affairaient pour donner un excellent service, rapide et efficace. Et surtout, ils avaient l’air content d’être là. C’est bon, c’est bon, je déconnecte.

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