Friday, 24 June 2011

L'inertie

Tout ce qui bouge a tendance à vouloir continuer à bouger et tout ce qui est inerte a tendance à vouloir demeurer inerte. C’est la théorie de qui donc?
Tout ce principe de physique pour vous dire qu’il est difficile de recommencer à écrire même si ça fait que quelques jours que je n’inscris rien ici.
Premièrement, je serai honnête, mettre des photos en ligne ne m’excite pas du tout. J’essaierai de le faire de temps en temps, mais c’est une tâche, pas un plaisir alors si vous voulez absolument voir de quoi a l’air l’espace que je vois, je vous invite à aller dans Google Image, ils ont une jolie librairie de photos. J'exagère, je ferai mon possible.
Deuxièmement, depuis lundi, j’étais de retour à Los Angeles, mais au Centre-Ville cette fois. Los Angeles est une ville tellement répandue par sa superficie qu’il m’aurait été impossible, à l’instar de ce que j’ai fait à San Francisco, de traverser la ville en me fiant à mes deux jambes. La ville est immense, traversée par de nombreux autoroutes, et dominée complètement par l’automobile. En fait, lorsqu’ils ont construit le théâtre Walt Disney (il faut penser notre Place des Arts, mais financer en partie par Mickey Mouse) pendant plusieurs années, faute de fonds privés, les seuls étages construits étaient ceux où se trouvaient les stationnements intérieurs.
Ceci dit, j’ai beaucoup plus apprécié le Centre-Ville de Los Angeles que Hollywood. Hollywood est, comme on pourrait s’y attendre, très fake. La rue principale est, en fait, composée de studios et de cinémas entourée de boutiques pour touristes. Même chose pour Venice Beach qui déborde d’édifices semblant être à la limite de l’écroulement, mais abritant des boutiques d’attrapes-touristes. On nous invite à kicker quelqu’un dans les couilles pour 5$, à écouter et à acheter des CDs (sérieusement, 2011 la gang!) distribués étrangement par des vendeurs agressants. Un piège à touristes où, malgré la beauté de l’environnement, la plage majestueuse, les quais fantastiques et les trottoirs de bois, tout est orchestré pour prendre l’argent des poches des visiteurs.
Downtown LA, en comparaison, ne pourrait pas se foutre plus allègrement des touristes. Aussitôt que le soleil tombe, les boutiques, restaurants, cafés, bijouteries, ferment leurs portes et laissent tomber un rideau d’acier devant leur vitrine. Là où, quelques heures plus tôt résidait un quartier fourmillant de vie, devient tout à coup des rues vides où ne traînent que les bizarres et les quasi-fous. Parce qu’au Centre-Ville, je n’ai jamais vu autant de gens se parler seul, ignorant les passants, occupés dans un dialogue avec une foule qu'eux seuls voient. Certains ne mendient même pas. Peut-être trop de smack dans le sang, ils ne font que beugler contre un être invisible.
Malgré l’inconfort que cela peu apporter, j’ai beaucoup aimé LA qui me semble une ville plus humaine. Avec ces laideurs et ses forces. Un match de baseball remportés 6-1 par les Dodgers, une marche dans des rues désertées et pas trop sures, pas trop loin de l’endroit où, il y a quelques mois, un fan des Giants a été attaqué et est toujours dans le coma. Une Guiness dans un petit café près de mon auberge, le Pete’s Café & Bar, rien de moins. L’ennui dans la bibliothèque centrale qui, malgré la publicité, n’est que ça, une bibliothèque.
Mais bon, en décidant de passer une semaine à Los Angeles, c’est la grande ville que le petit city boy en moi voulait voir. Pas Universal Studios. C'est donc avec le sourire au visage, que je quitte pour le grand vol outre Pacifique.

1 comment:

  1. Ok, je ne t'écoeure plus avec les photos. Mais tu vois, ta vision de LA est exactement celle que j'ai, mais avec un résultat moins positif, c'est a dire: "ouach, ville violente et sale"

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