Thursday, 4 August 2011

Gwyneth et l'arrivée à Wellington

C’est avec émotions que je laisse le parc national et Moniek derrière. Autant dans le Nord, j’ai compris des choses sur moi, Tongariro m’aurait fait voir de jolies choses sur les autres, sur mes relations envers les autres. Difficile d’expliquer ce que je veux dire par là, mais la réflexion se fait tranquillement dans mon cerveau. Un jour, peut-être je comprendrai… ou peut-être pas.

Anyways, laissons la philosophie quasi-spirituelle de côté. Malgré la tristesse qui m’habite de quitter Tongariro, une certaine excitation m’habite. Je m’en vais à Wellington, une ville. J’aime la nature et j’aime être dehors, c’est clair, mais je suis quand même le genre de gars qui a besoin d’un pub à gauche, d’un café à droite et d’un transport en commun quelconque entre les deux. Bien sur, en arrivant à Welly, je me suis d’abord perdu, puis j’ai perdu un gant (espérance de vie de mes gants : environ 10 jours!) mais j’ai finalement trouvé mon auberge de jeunesse. Ça faisait drôle de dormir dans un dortoir plein. Autant dans le parc national, qu’à Whakatane et qu’à Rotorua, j’avais eu la chance d’être seul dans ma chambre froide. Cette fois, je suis avec 4 autres gars qui pètent, qui ronflent et qui bougent dans leur lit plein de ressorts en même temps que moi. La grosse vie, quoi!

Le lendemain, après m’être levé et avoir appelé ma douce maman pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, j’ai appelé Gwyneth. Gwyneth est la vieille dame que j’ai rencontrée dans l’autobus qui me transportait entre l’aéroport et Auckland et qui m’avait dit de lui écrire ou de l’appeler lorsque je serais près de Wellington. Il y a quelques jours, je lui ai écrit et elle m’a offert avec une gentillesse et une générosité incroyable de venir coucher.

Ainsi, aujourd’hui, j’ai passé la journée avec Gwyneth, une veuve de près de 70 ans remplie, justement, de gentillesse et de générosité. Mais puisque tout n’est pas parfait, elle aussi une homéopathe plus que convaincue et fait partie d’une religion qui m’est un peu bizarre, basée sur la lumière et le son. Moi qui suis imperméable aux religions, ça va mal. Elle prépare une conférence pour ce week-end auquel j’ai promis d’aller assister. La dame est assez gentille pour m’accueillir pendant la totalité de mon séjour à Wellington, je vais toujours bien avoir la décence d’aller à son freak-show! Sans blague, on dirait que ça m’intéresse un peu d’aller fouiner et d’aller découvrir une autre façon de penser notre univers. D’ailleurs, j’aurais besoin que vous m’envoyiez 1000$ chacun pour me permettre de sauver votre âme! Ben non!

Demain, je vais explorer Wellington avec plus de profondeur!

Ha! Et le dilemme travail-voyage est terminé. Fuck it, je continue de voyager jusqu’à mort du porte-feuille s’en suive!

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