Monday, 29 August 2011

Dernière journée à Queenstown

Une dernière journée dans un endroit veut souvent dire: journée de lavage, muh... J’avais encore pas mal de ressources (lire, bobettes propres) Mais ma marche de hier a été plus aventureuse que je le croyais. Résultat, ma seule paire de jeans était embouettée. (Les joies d’inventer des mots)

Parlons-en de cette marche! Hier matin, je vais au DOC (Department of Conservation) petit bureau responsable des parcs et des sentiers à l’intérieur de ceux-ci. La dame, plutôt sympathique m’informe sur la marche que je veux faire en me disant le temps que ça prend et le chemin à suivre pour m’y rendre. À la toute fin, elle me prévient presqu’en riant, qu’au sommet, il y aura de la neige. Toujours prêt à répandre des stéréotypes, je lui dis de ne pas s’inquiéter car étant Canadien, j’apprends à marcher dans la neige et la glace avant d’apprendre à parler. (ce qui, à bien y penser, est probablement vrai. Bref.)

La dame m’a prévenue de la neige, mais elle ne m’a pas parlé des arbres tombés dans les sentiers, des petites rivières à traverser en marchant sur des pierres glissantes et des troncs d’arbres instables, ou encore des chèvres mortes et décomposées rencontrées sur le chemin. À certains moments, il y avait tellement d’arbres tombés au travers du chemin que je devais grimper dans les arbres simplement pour retrouver ma route. À quelques reprises, j’ai remercié ma mère, mon père et Jésus de m’avoir donné d’aussi bonnes chevilles car j’aurais facilement pu tourner une de celle-ci entre neige hypocrite, boue glissante et branche de pin meurtrière. À plusieurs reprises, j’ai pensé à Legolas et aux elfes en me disant que ce serait plus facile si je ne calais pas dans cette damnée neige. J’ai aussi pensé à Avatar en essayant de me faire accroire que la forêt est dans mon équipe et non pas l’ennemie. Je me suis rassuré en me rappelant que la Zinlande n’a aucun prédateur… Alors que la nuit tombait, je me suis demandé comment je ferais pour rester au chaud toute la nuit. Ma la nuit ne tombait pas pantoute. À 16h30, je suis arrivé en ville, sans jamais avoir été réellement en danger.

Quand même, dorénavant, à la question, qu’elle est ta plus grande qualité, ma réponse sera, mes chevilles!
Demain, je rembarque dans l’autobus Stray. Deux arrêts avant Christchurch.

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