Friday, 12 August 2011

Abel Tasman & other rainy things

Mercredi matin, j’embarquais dans un autobus Stray pour la première fois. Tel qu’expliqué préalablement, Stray est un service de transport qui est sensé m’emmener dans des endroits peu explorés, mais surtout inaccessible par un système de transport régulier. Ce que je ne savais pas, c’est que la totalité de l’autobus fini par se suivre ce qui fait que l’autobus prend une espèce d’ambiance de camp de vacances. Les gens qui me connaissent bien, surtout Sam, savent que je déteste avec toute la haine du monde, les dynamiques sociales qui se créent dans un camp de vacances. Ceci dit, malgré les cliques désagréables et l’humour entre celles-ci qui se créent tranquillement, j’aime beaucoup Stray et voici pourquoi :

En premier lieu, nous sommes arrêtés dans un vignoble où nous avons gouté à plusieurs vins de la région. La blague était l’antipathie complète de la vendeuse, qui savait clairement qu’un groupe de backpackers n’achètera pas de ses fameuses bouteilles. Une fois son discours remplie de complaisance terminé, nous avons repris la route.

Nous sommes ensuite arrivés dans le parc national d’Abel Tasman. Souper, coucher, puis marche, sous la pluie ininterrompue, pendant près de 6 heures. Des paysages incroyables, mais qui, malheureusement, auraient été encore plus incroyables sous le soleil auquel j’ai été habitué depuis quelques semaines. Malgré tout, 4 nouveaux amis, tous british, et une promenade bien sympathique valaient la peine d’aller se promener au nord de l’île du sud. Honnêtement, s’ils annonçaient une journée ensoleillée vendredi, je serais resté et j’aurais fait exactement la même marche. Devant le fait accompli d’une journée pluvieuse en ce vendredi, j’ai repris l’autobus qui m’emmène sur la côte ouest.

Pour la première fois depuis mon voyage, je voyage réellement avec des gens. Les dortoirs sont soudainement pleins, les cuisines sont à partager et je ne peux plus faire ce que je veux, quand je veux. D’une certaine façon, on dirait que je dois apprivoiser à nouveau les interactions humaines. À part Moniek que j’ai retrouvé à Abel Tasman (elle fait aussi le Stray Bus, mais, ayant une section en avance sur moi, je ne pensais pas la rattraper, mais elle a pris 3 jours à Abel plutôt qu’un. Pour les potineux, on a un peu plus rien à se dire semble-t-il…) je voyage maintenant avec une quinzaine de voyageurs complètement inconnus. Pour la plupart, ils sont plus jeunes que moi, certains 19 et 20 ans. C’est étrange et honnêtement, je ne sais pas si j’aime ou si je n’aime pas. J’apprécie leur enthousiasme, mais je crains leur instabilité. Ce qui est certain, c’est que c’est avec eux que je devrai voyager pour la totalité de l’île du sud… un peu pour le meilleur et pour le pire… Qu'importe, je vous dirai comment ça se passe.

2 comments:

  1. Pete and Moniek are sitting in a tree, k-i-s-s-i-n-g.
    Sérieux, ces Moniek(que) nous volent nos meilleurs boys! A quand le bébé?

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  2. Les Monique ontariennes sont clairement pire que les hollandaises. Je suis maintenant à Queenstown et Moniek est resté à Wanaka. Ainsi, pas de bébé. CQFD.

    Mais je suis un peu content d'avoir parti un potin!

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