Lors de la traversée de Tongariro, j’ai rencontrée Moniek. Moniek est une hollandaise sympathique qui voyage pendant quelques mois avant de commencer à travailler, un peu comme toute la planète de voyageurs que je rencontre presque quotidiennement. La différence, c’est que Moniek est… ok, il n’y a pas vraiment de différence. En fait, la différence, c’est que ça fait un mois que j’ai quitté Yanick et que par bout, j’en ai plein le cul de voyager tout seul. Ça ne tardera pas à revenir, mon envie d’être solitaire, mais là, depuis quelques jours, j’ai envie de dire des conneries tout haut, et que quelqu’un les rit. Et c’est là qu’entre Moniek (que j’appelle évidemment Monique avec le plus gros accent québécois possible!). Après lui avoir parlé pendant une quinzaine de minutes et avoir réalisé que c’était une gentille, j’ai saisie ma chance. Tu fais quoi demain? Tu vas skier? Ben merci, tu viens d’organiser ma journée, la grande! Et c’est ainsi que je me suis retrouvé à aller skier sur l’île du Nord de la NZ avec une 75 % pure étrangère.
Quand j’ai planifié mon voyage… (hahahaha!) OK, quand j’ai regardé dans mon Lonely Planet 10 minutes (max!) et j’ai vu qu’il y avait du ski en Zinlande, je ne pensais pas aller en faire. Mon raisonnement est que si je peux faire quelque chose à la maison, pourquoi le faire pendant mon voyage? Mais bon, ça me donnait une raison de faire une activité plutôt cool, en compagnie de quelqu’un de plutôt cool. Tout le monde gagne, pensais-je.
Or, celui qui a gagné, c’est tellement moi. Pas à cause de Moniek, mais bien en raison de la montagne de fou (Mt Ruapehu) qui m’attendait. Ce n’était probablement pas le meilleur ski que je ferai de ma vie. La surface était glacée et le nombre de pistes est limité, mais le paysage! Tout d’abord, on ski au-dessus des nuages ce qui signifie que malgré la journée grise au village, j’ai la face rougie par le magnifique soleil qu’on a eu toute la journée. Deuxièmement, les pistes sont encerclées par les pics de montagnes. Mt Ngauruhoe (Mt Doom), Mt Tongariro et autres pics moins élevés protègent les pistes du vent mais offrent surtout un spectacle extraordinaire. Et au loin, au très loin, pointant son bout du nez au-dessus des nuages, on pouvait voir le mont Taranaki. C’est à couper le souffle et parfois, je devais me rappeler de me concentrer sur mes skis car j’avançais lentement, mais sans regarder où j’allais, absorber par les volcans qui m’entourent. Un paysage de rêve, de film même.
Honnêtement, les deux derniers jours ont étés plutôt merveilleux. Le parc national de Tongariro demeurera dans mes souvenirs pendant longtemps et sera dur à battre en tant que parc. On dit que l’île du sud a les paysages les plus époustouflants, j’ai hâte de voir ça et ils ont besoin de se lever de bonne heure!
Demain, en route vers Wellington ou m’attend tout un dilemme. On s’en reparle.
Hum... Une hollandaise... Si je me souviens bien, je crois n'en avoir jamais rencontré de très laides...
ReplyDeleteDes jours merveilleux... Profites-en bien!
Je t'aime à la folie,
Fanette XXX
La prochaine fois que t'as le gout d'une niaiseuse qui rit de tes propos intelligents, pense a moi! :D
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