Friday, 29 July 2011

An emotional Roller Coaster - part 1

Rarement dans ma vie ai-je eu autant de hauts et de bas, de joies et de frustrations successives. Depuis 24h, je vis dans une montagne russe émotive. Quand même, calmons-nous, je parle plus de la Pitoune que du Monstre!

En quittant Rotorua et son odeur de pet, j’étais bien content de me rendre à Whakatane pour quelques jours. De réputation, Nelson est la ville où il y a le plus de soleil en Nouvelle-Zélande, mais officiellement, c’est Whakatane, dans la Bay of Plenty qui détient le titre. Ma joie demeure lorsqu’on arrive en ville, une jolie rue qui donne sur les baies ensoleillées, c’est le genre d’accueil que j’apprécie. (Prends des notes Montréal!)
Je gambade donc (mon sac pesant au-dessus de 25 kg, je ne gambade pas haut) jusqu’à mon auberge de jeunesse qui est un peu à l’extérieur du centre-ville. Toute cette distance pour me faire dire que l’AJ est pleine. Ça m’apprendra à faire mon voyageur sans crainte et sans souci et de ne pas réserver à l’avance! Je rebrousse donc chemin et trouve une autre AJ, finalement beaucoup mieux situé et très jolie. En plus, je suis seul dans ma chambre. Tout est parfait dans le monde! Jusqu’à ce que je me couche.

Juste à l’extérieur de la chambre, dans le couloir qui semble tiré tout droit de Shining avec Jack Nicholson, il y a une lumière de sécurité qui éblouit droit dans ma chambre. De plus, il fait froid et la couverte me semble si inutile pour me réchauffer que je finirai la nuit avec des joggings et un kangourou pour m’empêcher de grelotter. Finalement, ma chambre est juste au-dessus d’un bar. And the bar is rockin’!
Ma brève nuit s’achève lorsque je viens pour me lever. Je suis presque barré du dos. Le damné matelas de merde m’a courbaturé la vie! Je réussis, parce que je suis un athlète exceptionnel, à me traîner jusque dans la douche ou la chaleur de l’eau finit par replacer les vertèbres fracturées durant la nuit. Quoi, j’exagère?

Quand même, ma joie de vivre revient quand je réalise que je m’en vais à la White Island. Aller à la White Island, c’est un peu cher et la plupart des backpackers que j’ai rencontrés n’y allaient pas à cause du prix. Or, avant de partir, mes parents et ma famille m’ont donné des sous en me disant que si jamais j’avais envie d’aller quelque part mais que c’était cher, d’utiliser leur argent pour ça. Alors voilà, papa, maman, Fanie et Jean-Michel, votre cadeau m’a payé un aller retour sur l’île blanche. Tout excité, j’embarque dans le bateau qui lui-même file au dessus de 20 nœuds à l’heure. Vingt nœuds, c’est vite et moi, j’ai le mal de mer. On finit par me placer à un endroit où l’air extérieur est supposé me faire du bien. C’est au milieu des autres vomisseurs que j’ai du lutté pour garder mon petit-déjeuner. Expert en vomie, je suis fier d’avoir tout gardé. (Tu veux toujours des photos, Pat!?)
Mais vous savez quoi? Ça valait la peine. White Island est magique. Vous vous souvenez de l’épisode du Cosmoschtroumpf quand le village est déménagé ailleurs pour faire accroire au Cosmoschtroumpf qu’il est sur la lune? Et bien c’est le White Island. Tout à coup, on est plongé dans le milieu d’un cratère d’un volcan toujours actif. Volcan ayant d’ailleurs fait éruption il y a quelques années. J’ai pu voir un bassin d’acide sulfurique et apprendre plusieurs petites histoires et faits intéressants. Le retour fut moins heureux, mais moins malheureux que le départ. Apparemment, je fais mes sea legs... Bullshit!    

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