Mon vol est retardé. Mon choix d’activités est plutôt limité. Je décide donc d’écrire un peu. Je veux écrire sur ce sentiment ou ce concept qu’est la solitude.
La semaine dernière, alors que je passais une semaine, seul, à Los Angeles et à San Francisco, je me souviens d’avoir trouvé le temps long. Cette voix constante qui fonctionne dans ma tête est parfois salvatrice et me permet de réfléchir mes pensées avec moi-même. Mais si c’est la seule voix que j’entends, la seule voix qui commente mes expériences et mes observations, elle devient, plus qu’unique, plutôt solitaire. Comme le son de la goutte d’eau qui résonne dans une cellule silencieuse, à la longue, je suis sur qu’elle peut rendre fou.
Ceci dit, alors que je quitte Yanick en cette fin de vendredi doux à Melbourne, je souris à l’idée de retrouver cette solitude. Jamais, je ne voudrais dire que Yanick n’est pas un compagnon de voyage idéal. Enthousiaste, toujours prêt à rire ou à participer à un jeu, capable d’un esprit décisionnel lorsque nécessaire, débrouillard sans avoir peur de l’inconnu, il a assez voyagé pour connaître les trucs, mais n’est pas condescendant et chiant avec ses connaissances pour autant.
Pourtant, ma solitude, j’y tiens. Être avec quelqu’un 24h/24, c’est dur! Mon habitude des derniers mois m’a emmené au travail où je vois beaucoup de gens (je ne suis pas un Hermite, rassurez-vous), puis le retour à la maison dans un appartement vide et tranquille. Même si je remonte au temps où je vivais à Longueuil, mon horaire de travail organisait nos journées de sorte que j’avais beaucoup de temps pour être seul et ce, même si je n’appréciais pas nécessairement ces moments-là dans ce temps-là.
Mon point est le suivant, la solitude est, comme bien d’autres choses, un élément qui doit être équilibré pour être sain. Trop de solitude, on vire fou. Pas suffisamment de celle-ci, on devient étouffé. L’équilibre.
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