Pour ma famille, vous seriez venu me chercher. Vous auriez organise une expédition de recherché et vous seriez venus à mes trousses, en emmenant avec vous la DPJ, la SPA et l’OPC. For the record, vous ne m’auriez jamais trouvé.
Pour mes amis, vous vous auriez dit que je me suis dans la merde, à quoi ai-je pensé, pourquoi ne pas avoir fait plus de recherches? Réfléchir avant d’agir, s’organiser, ne pas prendre de décisions à la légère, vous auriez pensé. Puis, vous auriez un peu rit à réaliser que je suis pris dans un major hellhole.
Puis pour d’autres, vous vous seriez dit : Ben bon pour lui!
Parce que si j’avais écrit dimanche, c’aurait été dramatique et ça aurait eu l’air de ça :
Ça fait plus de soixante minutes qu’on roule, dans le plus noir des noirs. J’ai vu de l’asphalte pour la dernière fois il y a plus de 45 minutes. Mon cellulaire n’a plus de lignes depuis belle lurette. Je suis loin. Je suis profond. Je ne suis pas loin de ma maison, je suis de l’autre côté de la planète. La fuckin’ TERRE me sépare de mon mison! On finit par arriver, une dernière côte de fou qui monte jusqu’à ma résidence pour les 10 prochains jours.
Une shed. Un garage. Une grange. Un grenier. Mix well, ajouter des souris des toiles d’araignées et évidemment me dis-je en ouvrant la porte de la salle de toilette, située è l’extérieur, des coquerelles. Honey, I’m home. La dame qui m’a gentiment offert de venir me chercher au cœur d’Auckland n’essaie de pas de me manger alors je ne me sens pas comme dans Ansell et Grettel, mais elle ne dit rien pour me rassurer un brin. Pour elle, tout est normal, elle habite dans cet éco-village.
Je suis à Mamaki. Ne cherchez pas sur la map, vous n’y trouverai rien. Même pas en zoomant. Éco-Village de 8 maisons, près d’un quart de millier d’acres. Je ne savais pas c’était combien grand des acres, je ne le sais toujours pas car je n’arriverai jamais à me rendre aux limites de ce village. À ce moment présent, alors que je réalise que mon chalet n’a pas d’eau chaude (mais il y en a à la maison pincipale, qui est tout aussi empli des bestioles nommées plus tôt), pas de chauffage et que je dors sur un matelas simple déposé gentiment au milieu d’une pièce, la seule chose à laquelle je pense, c’est à passer la nuit.
Une fois couché, je pense à l’Afrique. À Sam et AA et Anne-Ma qui ont passé une session là-bas, pas exactement dans des situations idéales et ça me donne du courage parce que clairement, ce que je vis n’arrive pas à la cheville de leur aventure. Ça me donne du courage. Et au moins je sais qu’on ne me servira pas de joue de sanglier. Je m’endors en me disant que je suis capable.
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