Kia ora (bonjour en Maori)
En fait, ça veut dire bonjour, merci, bienvenue et bravo! Je pense que je pourrais peut-être m’habituer à ce langage où des expressions englobent plusieurs significations. Si seulement il n’y avait pas tant de W, de oa et de k dans leurs mots! C’est bien plus facile que l’Arménien, vous passerez le mot à Ani.
Enfin, je suis à Auckland depuis samedi matin. Que dire vraiment. Disons que le premier 36 heures n’a pas été facile.
On se rappelle que je revenais d’Australie dans un vol de nuit, ce qui signifie que j’avais très peu dormi. Sans être physiquement épuisé, j’étais clairement exténué mentalement. Sortir d’un aéroport et trouver une auberge de jeunesse requiert toujours beaucoup d’énergie de ma part. Le stress de prendre le bon transport en commun, s’assurer de débarquer au bon endroit, la sympathie légendaire des chauffeurs… c’est suffisant pour voler de l’énergie n’importe quand. Quand il est 6h30 du matin et que le sommeil de la nuit précédent a été passager au mieux? C’est pire!
Après ma première déception, les Starbucks Zinlandais n’offrent pas l’Internet gratuit, même si on achète un café, (J’ai fini avec le café ici, il est cher, pas très gouteux et a une texture bizarre. (I’m back on the tea bandwagon baby! (et ceci est une parenthèse à l’intérieur d’une parenthèse, à l’intérieur d’une parathèse, à l’intérieur d’une virgule utilisée pour insérée une autre idée. En littérature, on appelle cette figure de style, une erreur!)) j’ai tenté immédiatement de trouver du travail et un logis plus économique que l’AJ à 24$ la nuit où je dors depuis. Déception après déception parce que tout dépend du travail. Si je ne trouve pas d’emploi à Auckland, je ne peux/veux pas de flat là. Je vais ensuite en repérage des lieux dans Auckland qui est une ville peu impressionnante. J’ai trouvé un pub génial, quelques rues sympathiques, mais en général, c’est un demi-quartier chinois. Sérieusement, je suis capable de lire une enseigne sur deux. Quand l’écriture n’est pas en chinois (j’assume que c’est du Chinois, je ne discerne pas encore le Cantonnais du Koréen et du Polynésien!), c’est en maori. Les rues sont en côtes constantes, un phénomène qui commence à se faire redondant après San Francisco, et aucun magasin, boutiques, restaurants, pubs n’a une affiche dans sa porte indiquant : Help Wanted.
Pourquoi avais-je l’impression que je trouverais du travail en deux temps trois mouvements? Parce que j’ai un God Complex et que j’ai habituellement, dans le fond de ma tête, l’impression que je peux faire n’importe quoi sauf du skate et jouer de la harpe!
Passons à ce matin, où, après deux nuits suffisantes, je me lève un peu plus léger. Je vais me faire un lunch avec une tonne de fruits. L’épicerie normale (supermarket) est super loin de l’AJ, mais j’ai trouvé une petite fruiterie très peu onéreuse et un genre de dépanneur ridiculement onéreux, qui, ensemble, font un bon travail de remplacement. Je suis ensuite allé au Musée d’Auckland, où une présentation culturelle des valeurs Maori m’a mis de bonne humeur. Leurs dances, leurs chants et leurs histoires mythologiques semblent toutes joyeuses et enjouées. (à part l’Haka!) Ils m’ont remis sur mes roulettes! J’ai passé le reste de ma journée à marcher dans Ackland, premièrement dans l’ancien volcan qu’est Mt Eden, puis à l’endroit sacré qu’est One Tree Hill.
Les jambes molles, je suis rentré.
Je vais me coucher sur ces paroles puisque la fatigue est un vrai petit diable qui peut facilement ruiné une journée. Demain, l’île de Rangitoto!
@ bientôt!
J'peux pas croire que t'a taggué One Tree Hill. Tu imagines le nombre de petites adolescentes en manque de ce splendide chef d'oeuvre télévisuel, débarqueront sur ton blogue? Anyway, bon dodo!
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