Friday, 15 July 2011

I’m on a boat, ft T-Pain

Ha, la vie, la vie. N’est-ce pas que c’est dans les plus grands défis, qu’on retrouve les plus grandes satisfactions.
Comme vous le savez, les derniers jours n’ont pas été faciles. Ils n’ont pas été difficiles mais quand je m’imaginais en voyage, je ne m’imaginais pas exactement dans le fin fond d’une forêt, en tête à tête avec des souris, des coquerelles en train de manger des fèves rouges et de boire de l’eau opaque.
Ceci dit, l’humain s’ajuste et comme je l’ai peut-être indiqué, la compagnie des gens où j’habite est une organisation à but non-lucratif qui prend des yachts à voile et les envoient dans les iles Salomon, la Papouasie-Nouvelle Guinée ou encore les iles Vanuatu pour étudier le fond des mers et protéger les régions menacés souvent par la surpêche. Trevor et Hannah travaillaient à préparer le bateau et celui-ci était finalement prêt hier, vendredi. Le bateau devait arrêter à Opua, un minuscule port dans le Nord de la NZ avant de continuer son chemin vers Port Vila, la capitale de Vanuatu. De mon côté, je désirais continuer mon chemin vers Paihia, une ville côtière à environ 5 minutes de voiture de Opua. Nous avons donc décidé de faire équipe pour une journée supplémentaire et c’est ainsi que j’ai pris le bateau, plus que la route, pour me rendre jusqu’à Paihia. J'avoue que T-pain n'était pas là et que le yacht n'était pas aussi cool que dans le vidéo des Lonely Islands, mais c'était quand même cool. Le parcours a été beaucoup plus long, une journée entière plus qu’environ 90 minutes en voiture, mais l’expérience en a valu la chandelle.
Tout d’abord, les Poor Knights Islands, une série de petites îles qui ont l’air d’un chevalier géant qui serait tombé sur le dos, dans la mer. Puis, the Bay of Islands, une Baie où des dizaines d’îles non-habitées sont placées, tout bonnement pour le regard des passants semble-t-il. Nous sommes aussi passés devant une magnifique marina, accessible seulement par l’eau et tout simplement fascinante. Un paquet de petites maisons, bien jolies, mais pas de route, c’est assez surprenant.
Mais surtout, l’océan. L’océan d’un côté, d’où le soleil semble sortir, et de l’autre, la côte, verte forêt par endroit. Ce vert puissant et profond que je n’ai jamais vu ailleurs qu’en NZ, ce pays baigné par tant d’eau. À d’autres endroits, la côte est blonde, des étendues interminables de plages intouchées ou intouchables que l’eau semble timide d’atteindre. Et finalement, à d’autres endroits, des falaises à couper le souffle, des rochers qui semblent sur le point de s’écrouler, une bataille interminable entre la terre et la mer que personne ne semble gagner.
Si je n’avais vu qu’une chose dans ce voyage. Et si ce quelque chose était l’océan. Ce serait un voyage magnifique.
Une fois arrivée à Opua, je remercie mes bio-tortionnaires involontaires et je leur remets en guise de don pour leur organisation une petite somme, ce que j’aurais déboursé pour prendre l’autobus pour me rendre ici. J’embrasse Hannah et salue Trevor. Alors que je fais du pouce pour me rendre à Paihia, je ne réalise pas que je ne verrai sans doute plus jamais aucun des personnages qui ont été la totalité de ma vie dans la dernière semaine.

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