Je suis
revenu à la maison. Ce blog avait pour but de créer un lien entre la maison et
moi. Ce lien n’est évidemment plus nécessaire puisque je suis maintenant
toujours à un coup de fil de vous dire des niaiseries. Vous appelez, je dis des
folies, vous raccrochez, service gratuit!
Tout ça
pour dire que ce blog a donc fait son temps. Il mourra bientôt, tout
naturellement.
Mais voilà,
ça m’attriste un peu. Je ne m’ennuierai pas d’être à l’autre bout du monde et
d’être incapable de communiquer avec mes amis et famille, c’est certain. Mais
je vais m’ennuyer de prendre quelques minutes de mes journées pour écrire. Pour
canaliser mes pensées et essayer d’en faire un quelque chose d’intéressant ou
d’informatif. Évidemment, rien ne m’empêcherait de continuer à écrire ici, mes
journées montréalaises. Ben, sauf le fait que lire une routine monotone, c’est
plate en maudit! L’intérêt de ce que j’écrivais, c’était que je faisais voir ou
imaginer une autre partie de notre planète. Ainsi, d’une manière ou d’une
autre, je vous faisais un peu voyager avec mes mots. C’était un peu ça qui
était motivant et stimulant, écrire des choses que je ne reverrai peut-être
plus jamais. Vous faire voyager dans ma vie à Mouuuutréal, pas exactement ce
qu’il y a de plus captivant au monde. Aujourd’hui, je me suis levé, j’ai mangé
des céréales, j’ai travaillé, je suis allé à la toilette et je me suis couché. Yawn!!! (Pis je mange jamais de
céréales!)
Certes, je
peux continuer à écrire que pour moi. Si je n’intéresse personne avec la description
de mes journées, je peux probablement aller chercher la valeur thérapeutique et
reposante que je retrouve en écrivant. Mais je vais vous l’avouer, j’aimais un
peu savoir que le monde me lisait. Même si je sais que certains d’entre vous ne
me lisaient pas par pur plaisir de lecture. Il y a une marge entre lire un blog
parce qu’on connaît l’auteur et qu’on l’aime bien (je me flatte un peu) et lire
un blog parce que les mots qui y sont inscrits sont intéressants et bien
écrits. Savoir qu’on me lisait, que parfois, on aimait ce que j’écrivais, que
d’autres fois, je faisais rêver un peu les gens, c’était cool. Je ne sais pas
comment se sent un écrivain quand il est dans la rue et voit que quelqu’un lit
son livre. Moi, je me sentais un peu comme quand je savais que du monde pas rapport
se déplaçait pour venir nous voir jouer au basket. Je me sentais spécial un
peu… et on a déjà réglé le fait que j’aime l’attention… Je n’ai pas tous les
défauts, mais celui-là, je l’ai. On appelle ça un besoin d’être remarqué ou de
l’égocentrisme? Le premier, j’espère.
Mais voilà,
ça m’attriste de devoir quitter ainsi la blogosphère.
Me voici
donc en réflexion. Devrais-je continuer à écrire ici? Devrais-je entamer un
blog à saveur quelconque? Devrais-je écrire sur mes opinions, sur ma musique,
sur les observations de mes journées? Ce que je sais, c’est qu’après avoir
gouté la drogue d’écrire, je trouve difficile de m’en défaire.
Quitte à écrire moins souvent si tu ne veux pas décrire ton quotidien, rien ne t'empêche de continuer à écrire.
ReplyDeleteJe suis persuadée que tu as des choses intéressantes à raconter et que tu n'auras pas que des journées plates, sans histoire jusqu'à la fin de tes jours.
Je t'encourage à poursuivre ton existence sur la blogosphère si le coeur t'en dit, puisqu'il y aura toujours quelqu'un pour te lire et qu'il y aura toujours des inconnus qui vont finir par trouver ton blogue au hasard d'une navigation sur le web et qui en tomberont amoureux.
En espérant continuer à te lire,
Laurence