Friday, 21 October 2011

Écrire


Je suis revenu à la maison. Ce blog avait pour but de créer un lien entre la maison et moi. Ce lien n’est évidemment plus nécessaire puisque je suis maintenant toujours à un coup de fil de vous dire des niaiseries. Vous appelez, je dis des folies, vous raccrochez, service gratuit!

Tout ça pour dire que ce blog a donc fait son temps. Il mourra bientôt, tout naturellement.

Mais voilà, ça m’attriste un peu. Je ne m’ennuierai pas d’être à l’autre bout du monde et d’être incapable de communiquer avec mes amis et famille, c’est certain. Mais je vais m’ennuyer de prendre quelques minutes de mes journées pour écrire. Pour canaliser mes pensées et essayer d’en faire un quelque chose d’intéressant ou d’informatif. Évidemment, rien ne m’empêcherait de continuer à écrire ici, mes journées montréalaises. Ben, sauf le fait que lire une routine monotone, c’est plate en maudit! L’intérêt de ce que j’écrivais, c’était que je faisais voir ou imaginer une autre partie de notre planète. Ainsi, d’une manière ou d’une autre, je vous faisais un peu voyager avec mes mots. C’était un peu ça qui était motivant et stimulant, écrire des choses que je ne reverrai peut-être plus jamais. Vous faire voyager dans ma vie à Mouuuutréal, pas exactement ce qu’il y a de plus captivant au monde. Aujourd’hui, je me suis levé, j’ai mangé des céréales, j’ai travaillé, je suis allé à la toilette et je me suis couché. Yawn!!! (Pis je mange jamais de céréales!)

Certes, je peux continuer à écrire que pour moi. Si je n’intéresse personne avec la description de mes journées, je peux probablement aller chercher la valeur thérapeutique et reposante que je retrouve en écrivant. Mais je vais vous l’avouer, j’aimais un peu savoir que le monde me lisait. Même si je sais que certains d’entre vous ne me lisaient pas par pur plaisir de lecture. Il y a une marge entre lire un blog parce qu’on connaît l’auteur et qu’on l’aime bien (je me flatte un peu) et lire un blog parce que les mots qui y sont inscrits sont intéressants et bien écrits. Savoir qu’on me lisait, que parfois, on aimait ce que j’écrivais, que d’autres fois, je faisais rêver un peu les gens, c’était cool. Je ne sais pas comment se sent un écrivain quand il est dans la rue et voit que quelqu’un lit son livre. Moi, je me sentais un peu comme quand je savais que du monde pas rapport se déplaçait pour venir nous voir jouer au basket. Je me sentais spécial un peu… et on a déjà réglé le fait que j’aime l’attention… Je n’ai pas tous les défauts, mais celui-là, je l’ai. On appelle ça un besoin d’être remarqué ou de l’égocentrisme? Le premier, j’espère.

Mais voilà, ça m’attriste de devoir quitter ainsi la blogosphère.
Me voici donc en réflexion. Devrais-je continuer à écrire ici? Devrais-je entamer un blog à saveur quelconque? Devrais-je écrire sur mes opinions, sur ma musique, sur les observations de mes journées? Ce que je sais, c’est qu’après avoir gouté la drogue d’écrire, je trouve difficile de m’en défaire. 

1 comment:

  1. Quitte à écrire moins souvent si tu ne veux pas décrire ton quotidien, rien ne t'empêche de continuer à écrire.

    Je suis persuadée que tu as des choses intéressantes à raconter et que tu n'auras pas que des journées plates, sans histoire jusqu'à la fin de tes jours.

    Je t'encourage à poursuivre ton existence sur la blogosphère si le coeur t'en dit, puisqu'il y aura toujours quelqu'un pour te lire et qu'il y aura toujours des inconnus qui vont finir par trouver ton blogue au hasard d'une navigation sur le web et qui en tomberont amoureux.

    En espérant continuer à te lire,
    Laurence

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