Wednesday, 12 October 2011

Wien


Wien, c’est Vienne en allemand, mais comme tous les mots qui commencent par W, X ou Z, c’est beaucoup plus cool qu’un mot qui commence par un vulgaire V. Jouer du xylophone dans un wagon au zoo, c’est hot!

Bref, je suis à Vienne. Difficile de souligner combien j’avais tort dans mes stéréotypes envers cette ville. Je croyais y trouver une ambiance musicale, remplie de Mozart, Beethoven, Schubert et d’Opéra. Or, j’imagine que si on cherche cette ambiance musicale, on peut la trouver. Mais l’hôtel Beethoven est un Best Western, la maison de Schubert est ça, une maison, et le musée de Mozart est, bon, pas visité, mais quand même, je m’attendais à plus. L’Opéra est impressionnant, je l’accorde et si je n’avais pas jeté mon pantalon noir quelque part en Nouvelle-Zélande parce qu’il prenait trop de place dans mes bagages, je serais peut-être allé faire un tour, question de tomber endormi pendant que la grosse madame chante qu’elle s’ennuie de Carmen.

Pour l’instant, c’est mon ignorance qui se plaint. Si je connaissais l’opéra, si j’avais retenu plus de l’éducation classique reçu pendant plus de 10 ans de violon, si j’étais capable de nommer un seul classique classique de Mozart, peut-être que j’aurais sauté de joie à la vue de la silhouette de celui-ci qui tapisse plusieurs édifices touristiques par ici.

Mais ce que je connais parfaitement, ce sont mes papilles gustatives. En effet, j’ai décidé de visiter Vienne un peu différemment. J’ai mis le Lonely Planet de côté et je me suis dit que je marcherais jusqu’à ce que ça me tente d’arrêter. Et quand ça me tente d’arrêter, je m’arrête, dans un café autrichien où on me sert dans un allemand que je ne comprends pas, et puis je repars. Aujourd’hui, après une nuit houleuse dans le dortoir, j’avais souvent envie d’arrêter. Alors j’ai profité de la cuisine de la rue comme jamais. Et des cafés, et des croissants. Si bien que malgré ma grande marche, je ne crois pas avoir réussi à atteindre le point de neutralité dans les calories mangées. Oh well.

Les Autrichiens remportent peut-être la palme du peuple le plus gentil aussi. Ce matin, au déjeuner, j’ai rencontré un ex-voyageur qui s’est mis dans la tête que mon histoire était intéressante. La sienne n’était pas mal non plus. Danois d’origine, il a voyagé, et même fondé une agence de voyage, partout où il est possible de skier ou de faire du vélo de montagnes. Après avoir rencontré une fille, il l’a suivie et s’est installée à Vienne, en Autriche. La femme n’y est plus, mais sa femme de vie, elle, reste… il parle de la montagne. Un mec un peu cow-boy, évidemment, qui était prêt à m’emmener sur-le-champ dans les montagnes pour faire du vélo et boire de la bière Austria-style! Plutôt que d’aller travailler! Les gens qu’on rencontre un mercredi matin, 10h, dans les cafés, je vous jure! Il a payé mon déjeuner et m’a donné quelques excellents conseils. Entre autre, le quartier des musées, en fin de journée… un joyau. Des musées, une place pour boire, jaser et se rencontrer, des gens qui y font leur jogging, quoi de mieux pour actualiser ces musées qui parfois, peuvent devenir obsolètes pour les générations plus neuves. Vienne, bravo!

P.S. Et avec tout ça, j’ai mis de la soupe sur mon clavier, bordel de merde!

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