Wien, c’est
Vienne en allemand, mais comme tous les mots qui commencent par W, X ou Z,
c’est beaucoup plus cool qu’un mot qui commence par un vulgaire V. Jouer du
xylophone dans un wagon au zoo, c’est hot!
Bref, je
suis à Vienne. Difficile de souligner combien j’avais tort dans mes stéréotypes
envers cette ville. Je croyais y trouver une ambiance musicale, remplie de
Mozart, Beethoven, Schubert et d’Opéra. Or, j’imagine que si on cherche cette
ambiance musicale, on peut la trouver. Mais l’hôtel Beethoven est un Best Western, la maison de Schubert est
ça, une maison, et le musée de Mozart est, bon, pas visité, mais quand même, je
m’attendais à plus. L’Opéra est impressionnant, je l’accorde et si je n’avais
pas jeté mon pantalon noir quelque part en Nouvelle-Zélande parce qu’il prenait
trop de place dans mes bagages, je serais peut-être allé faire un tour,
question de tomber endormi pendant que la grosse madame chante qu’elle s’ennuie
de Carmen.
Pour
l’instant, c’est mon ignorance qui se plaint. Si je connaissais l’opéra, si
j’avais retenu plus de l’éducation classique reçu pendant plus de 10 ans de
violon, si j’étais capable de nommer un seul classique classique de Mozart,
peut-être que j’aurais sauté de joie à la vue de la silhouette de celui-ci qui
tapisse plusieurs édifices touristiques par ici.
Mais ce que
je connais parfaitement, ce sont mes papilles gustatives. En effet, j’ai décidé
de visiter Vienne un peu différemment. J’ai mis le Lonely Planet de côté et je me suis dit que je marcherais jusqu’à
ce que ça me tente d’arrêter. Et quand ça me tente d’arrêter, je m’arrête, dans
un café autrichien où on me sert dans un allemand que je ne comprends pas, et
puis je repars. Aujourd’hui, après une nuit houleuse dans le dortoir, j’avais
souvent envie d’arrêter. Alors j’ai profité de la cuisine de la rue comme
jamais. Et des cafés, et des croissants. Si bien que malgré ma grande marche,
je ne crois pas avoir réussi à atteindre le point de neutralité dans les
calories mangées. Oh well.
Les
Autrichiens remportent peut-être la palme du peuple le plus gentil aussi. Ce
matin, au déjeuner, j’ai rencontré un ex-voyageur qui s’est mis dans la tête
que mon histoire était intéressante. La sienne n’était pas mal non plus. Danois
d’origine, il a voyagé, et même fondé une agence de voyage, partout où il est
possible de skier ou de faire du vélo de montagnes. Après avoir rencontré une
fille, il l’a suivie et s’est installée à Vienne, en Autriche. La femme n’y est
plus, mais sa femme de vie, elle, reste… il parle de la montagne. Un mec un peu
cow-boy, évidemment, qui était prêt à
m’emmener sur-le-champ dans les montagnes pour faire du vélo et boire de la
bière Austria-style! Plutôt que
d’aller travailler! Les gens qu’on rencontre un mercredi matin, 10h, dans les
cafés, je vous jure! Il a payé mon déjeuner et m’a donné quelques excellents
conseils. Entre autre, le quartier des musées, en fin de journée… un joyau. Des
musées, une place pour boire, jaser et se rencontrer, des gens qui y font leur
jogging, quoi de mieux pour actualiser ces musées qui parfois, peuvent devenir
obsolètes pour les générations plus neuves. Vienne, bravo!
P.S. Et
avec tout ça, j’ai mis de la soupe sur mon clavier, bordel de merde!
No comments:
Post a Comment