Je viens
tout juste d’écrire la date de ma dernière entrée de blog. Samedi 1er
octobre. Samedi 1er quoi!?
Octobre,
déjà. Où sont passés août et septembre? Où est passé l’été? Fuck, où sont passés le temps des pommes
et la flambée des couleurs!?
J’ai
toujours aimé octobre. Il y a évidemment ma fête (que je profite pour
subtilement souligner ici), celle de mon frère, l’Action de Grâces,
l’Halloween, le début de la saison d’hockey et de basket (bien que celle-ci
soit dangereusement en péril cette année?) et la température, lorsqu’il ne
pleut pas et ne neige pas (je ne veux pas vous décourager, mais ça s’en
vient!), est parfaite.
Mais ce qui
fait qu’Octobre est génial, ce sont aussi les mois d’avant. La température
pluvieuse et fraiche d’Octobre est géniale tout simplement parce qu’on a besoin
d’un repos après les chaleurs et les soirées interminables estivales. On n’est
pas encore tanné des tartes aux pommes (quoique je ne pourrais jamais me tanner
d’une bonne compote!) de la soupe réconfortante de maman, des chocolats chauds,
des draps santé et des soupers entre amis à boire du vin et à se faire une
raclette où un chaudron de fondue au fromage.
Octobre,
pour moi, est aussi le mois qui vient me rappeler que je vieillis d’une autre
année. Je ne me sens jamais vraiment vieux. Je sens mon corps vieillir,
tristement, mais dans ma tête, j’ai encore l’impression d’être un simple petit
coquin semi-adolescent. Dans quelques jours, j’aurai 29 ans. Ça ne rajeunit
personne bien que le chiffre ne change absolument rien.
Parlant de
corps qui vieillit, hier, à Berlin, en faisant le tour guidé, j’étais épuisé.
Mon dos avait envie de me lâcher, mes genoux de crier et mes épaules de
courber. Quatre heures de marche, quatre heures à se tenir debout, mon corps
d’ex-joueur de basket n’est plus capable, me dis-je. En arrivant à la commune
reggae de fin de parcours, un terrain de basket où quelques allemands lançaient
à l’européenne des ballons ronds comme je les aime. Pendant 90 minutes, j’ai
couru, sauté, couru, sué. Je n’ai pas pris une seule pause. En revenant à la
maison dans le U-bahn, j’avais le
sourire jusqu’aux oreilles, aucune douleur, aucun signe de fatigue. Finalement, peut-être que ce n’est
pas mon corps qui vieillit, peut-être que ça se passe entre les oreilles…
P.S. Je
vous parle de Prague bientôt.
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