Sunday, 11 September 2011

Adelaide-Melbourne


Au petit matin, rafraîchit par le sommeil et cette grâce matinée (il était 7h30 à mon éveil dans la caravane), toujours privé de douche, je me sentais quand même revitalisé. Peu enthousiaste à l’idée de conduire un autre 9 heures sur les routes Australiennes, mon esprit me rappelle que je suis privilégié. Je suis en Australie, un pays à l’autre bout du monde que je découvre lentement, j’ai 28 ans, libre comme l’air, je suis en santé, j’ai des amis et une famille qui m’aiment, comment pourrais-je me plaindre? Bring on the road!
Mais tout d’abord, je devais aller chercher deux danoises à leur auberge de jeunesse qui, toujours par l’entremise de gumtree, étaient pour partager leur route avec moi, m’économisant la moitié de la somme astronomique que l’essence me coûtera après cette aventure routière.

Si je vous disais que j’ai embarqué Claudia Schiffer et sa sœur jumelle, me croiriez-vous? Dans ma vie, j’ai vu plein de belles filles, particulièrement vous, chère lectrice, mais jamais, je n’ai vu deux aussi belles filles de toute ma vie. (Oui, Fanie, tu peux te plaindre!) Et en plus, elles m’ont payé l’essence, tel que promis. Finalement, gumtree n’est pas si mal.

La route vers Melbourne fut sans histoire. Maja et Mille étaient à l’arrière de la caravane (dans la salle à manger, disons) bruyante à l’arrière, je n’ai pas eu grand compagnie mais la radio fonctionnait par bouts, sinon, mon ipod illégalement dans une oreille me permettait d’apprécier la beauté des paysages australiens.
Une fois les jumelles aux regards du tonnerre déposées à Melbourne, une fois les adieux sans histoire effectués, une fois les morceaux de mon cœur rapiécés (j’exagère à peine!) je reprends la route vers Braybrook, un ‘burbs de Melbourne où je devais rendre la voiture le lendemain matin. Braybrook est comme un Brossard australien. Il ne s’y trouve pas beaucoup de jolies choses à part des stationnements et des bungalows en rangées un peu trop ordonnées. Le hic, c’est qu’en arrivant à Braybrook vers 21h, les campings sont plus ou moins fermés, et ayant déjà dépassé ma limite de kilométrage permise, je n’ai pas envie de retourner sur la grande route pour trouver une halte routière où je peux placer mon vaisseau spatial pour la nuit.

Après avoir essayé quelques rues résidentielles, trop étroites à mon goût, et quelques écoles et collèges en me disant que lors d’un vendredi soir, les stationnements doivent être tranquilles (mais ils sont aussi verrouillés) je finis par me stationner dans le stationnement d’un espèce de Rona, même si on m’a dit que c’était illégal de le faire. Espérant ne pas me faire réveiller par un agent de sécurité ou pire, un policier, je rejoins Morphée pour la nuit.

En fait, le lendemain matin, je suis réveillé par… des centaines de voitures qui m’entourent! Un espèce de marché aux puces, vente de garage, fête de la famille fait rage. Des bénévoles semblent faire la circulation pour meubler l’immense stationnement et moi, en plein milieu, je dors! Comprenant que j’ai pas rapport, je saute dans mon pantalon (!) et je me dirige vers le McDo le plus proche pour un brossage de dents bien mérité.

Vers 14h, je laisse la caravane avec un pincement au cœur. Celle-ci m’aura coûté un bras, une jambe et la moitié de la face, mais ce fut une belle aventure. À refaire un jour, c’est certain.
Aurevoir vaisseau spatial. Taxi, direction aéroport et ce sans ticket. Where to?

4 comments:

  1. «Je saute dans mon pantalon....» well done...!

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  2. Rassuré de savoir que tu as abandonné ton monstre, ta mitraillette à pesos!

    Bonne continuation.

    Gaétan.

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  3. @Sam: Thought you'd like that!

    @Pops: Mitraillette à pesos! J'aime la métaphore!

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  4. je t'aurai bien souhaité que tes jumelles sautent aussi dans ton pantalon. oh well, au moins t'as vu de beaux paysages ;)

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