Habituellement,
c’est avec joie que j’ouvre mon ordinateur pour écrire ici. Mettre en mots mes
expériences de voyages est un moment positif pour moi. En effet, lorsque les
moments sont bons, les écrire me permet de revivre les émotions vécus lors du
moment. Lorsque l’expérience fut maussade ou frustrante, l’imprimer ici me
permet, avec la sagesse du déjà-vu, de sourire en écrivant mes réactions et mes
émotions. En d’autres mots, c’est comme si je voyageais en double, un feeling plutôt cool. Ha! Et il y a aussi le sentiment de partager quelque chose
avec les gens que j’aime et qui me manquent.
Mais pas
aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est extrêmement difficile de trouver les mots pour
décrire ce que je viens de voir. Petra, c’est Petra, je ne sais pas si je peux
trouver autre chose à dire. Petra n’est pas une architecture, c’est de l’art.
L’homme n’a pas construit Petra, Petra a été ciselée de la main de Dieu… ou de
Gandalf, ou de Harry Potter, mais il y a de la magie là-dedans, c’est certain.
On ne regarde pas Petra, on vit Petra, la bouche ouverte, les bras pendants, les
yeux grands ouverts, sans vraiment y croire. Et même après l’avoir vue,
lorsqu’on ferme les yeux et qu’on s’imagine là, sortant du canyon qui nous y
emmène, directement devant l’impressionnante Trésorerie, on n’y croit toujours
pas vraiment.
Le désert
de Wadi-Rum est différent, j’imagine. Contrairement à Petra, il ne vient pas
nous frapper en plein visage en nous disant qu’il existe pour vrai. Plutôt,
c’est par coup de petites choses qu’il exprime sa beauté interminable. La
chaleur impardonnable, le vent sec, le sable partout et les montagnes de granit
qui sortent de partout et de nulle part à la fois. On se sent comme dans une
histoire. Ali Baba, Aladdin ou Indiana Jones si vous voulez, mais le désert,
meurtrier, tricheur et impardonnable est aussi d’une beauté faramineuse. Le
coucher de soleil dans le désert, la nuit où mille milliards d’étoiles qui
semblent nous regarder tout droit dans les yeux et la nourriture cuisiné par
notre guide Bédouin créent une ambiance magique et sublime. Je parlais
d’expérience que je ne pourrai pas vivre chez-moi, me voilà servi!
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