Sunday, 18 September 2011

Petra et le désert


Habituellement, c’est avec joie que j’ouvre mon ordinateur pour écrire ici. Mettre en mots mes expériences de voyages est un moment positif pour moi. En effet, lorsque les moments sont bons, les écrire me permet de revivre les émotions vécus lors du moment. Lorsque l’expérience fut maussade ou frustrante, l’imprimer ici me permet, avec la sagesse du déjà-vu, de sourire en écrivant mes réactions et mes émotions. En d’autres mots, c’est comme si je voyageais en double, un feeling plutôt cool. Ha! Et il y a aussi le sentiment de partager quelque chose avec les gens que j’aime et qui me manquent.

Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, c’est extrêmement difficile de trouver les mots pour décrire ce que je viens de voir. Petra, c’est Petra, je ne sais pas si je peux trouver autre chose à dire. Petra n’est pas une architecture, c’est de l’art. L’homme n’a pas construit Petra, Petra a été ciselée de la main de Dieu… ou de Gandalf, ou de Harry Potter, mais il y a de la magie là-dedans, c’est certain. On ne regarde pas Petra, on vit Petra, la bouche ouverte, les bras pendants, les yeux grands ouverts, sans vraiment y croire. Et même après l’avoir vue, lorsqu’on ferme les yeux et qu’on s’imagine là, sortant du canyon qui nous y emmène, directement devant l’impressionnante Trésorerie, on n’y croit toujours pas vraiment.

Le désert de Wadi-Rum est différent, j’imagine. Contrairement à Petra, il ne vient pas nous frapper en plein visage en nous disant qu’il existe pour vrai. Plutôt, c’est par coup de petites choses qu’il exprime sa beauté interminable. La chaleur impardonnable, le vent sec, le sable partout et les montagnes de granit qui sortent de partout et de nulle part à la fois. On se sent comme dans une histoire. Ali Baba, Aladdin ou Indiana Jones si vous voulez, mais le désert, meurtrier, tricheur et impardonnable est aussi d’une beauté faramineuse. Le coucher de soleil dans le désert, la nuit où mille milliards d’étoiles qui semblent nous regarder tout droit dans les yeux et la nourriture cuisiné par notre guide Bédouin créent une ambiance magique et sublime. Je parlais d’expérience que je ne pourrai pas vivre chez-moi, me voilà servi!

Demain, (Pour ceux qui constate qu’un décalage se crée de plus en plus entre ce que j’écris et ce que je vis, les dates ne sont pas importantes, alors j’écris comme je peux en faisant gaffe de ne pas vous harceler!) après le lever du soleil vue du désert (oui, je passe la nuit dans ce camp de Bédouins (oui, oui, c’est du camping!)) ce sera direction Aqaba où je me mettrai le nez dans l’eau pour y regarder un peu de corail!

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