Évidemment,
la Zinlande ne mourra pas sans moi. Elle vivait très bien avant mon arrivée et
mon départ rime en fait avec le commencement de la Coupe du Monde de Rugby, un
évènement que je vous encourage à suivre. Le Canada y participe (oui, nous
avons une équipe nationale de rugby) et nous sommes dans le même pool que les
All-Blacks, l’équipe Zinlandaise, qui se fera un plaisir de nous massacrer.
Après avoir
passé deux mois dans cette contrée d’adoption de courte durée, après m’être
demandé si je devais y rester plus longtemps, si je devais m’y installer,
particulièrement à Wellington, après m’être demandé si j’aimais la
Nouvelle-Zélande ou si j’aimais simplement le concept de voyager sans travail
et sans responsabilité, je me suis dit, vu que j’ai rien d’autre à faire (je
suis toujours pris à Qatar), qu’écrire sur la Zinlande m’aiderait à clarifier
mes pensées.
Lorsqu’on
écrit, habituellement, on a un message à passer et il s’agit de trouver les
mots pour envoyer le message sur le bon ton. Parfois, comme aujourd’hui, on a
aucune idée de la conclusion. Les mots dicteront mon opinion.
Bref, j’ai
l’impression que la Nouvelle-Zélande aura été comme une amourette passionnée
dans les films ou les séries télévisées. Une histoire à la Grease, quoi! Au début, l’autre est indifférent et impertinent
puis, franchement irritant (Auckland). Finalement, une querelle majeure éclate
où insultes et coups bas sont lancés (Mamaki Village) non sans regret. Puis,
lors d’une soirée arrosée, soudainement, les deux pugilistes se pardonnent
leurs querelles passées, réalisent qu’ils ne sont pas si différents et les
hormones s’enflamment. Une nuit passionnelle s’en suit (Paihia & Cape
Reinga). Le love/hate relationship
continue pendant quelques temps (Raglan/Hamilton) et finalement, un évènement
majeur vient concrétiser la relation de
nos deux personnages dans une fusion solide et indestructible (Tongariro Crossing). À partir de ce
moment là, il n’est plus possible de penser à l’un sans penser à l’autre. La
lune de miel où même si on sait la relation éphémère, peut-être justement parce
qu’on la sait éphémère, continue à voguer à pleine voile pendant quelques temps
(Wellington et la West Coast). La
conclusion arrivant, les amoureux tentent d’entrer dans un déni et de refuser
le départ imminent (Queenstown II) mais finalement, la séparation doit se
faire, avec plus ou moins de douleur (Christchurch).
En gros,
après avoir vomi sur Auckland et le début de mon expérience zinlandaise, je
réalise que ce pays aux trois îles m’a enchanté, bien malgré moi. Alors que je
me promenais en Australie dans les derniers jours, je ressentais une nostalgie.
Mais curieusement, ce n’était plus une nostalgie de rentrer chez-nous. C’était
l’appel des montagnes, de la verdure, des champs vides et isolés, des moutons,
de l’océan Pacifique et des gens parfaits que j’ai rencontré en Nouvelle-Zélande.
Il est probable que je ne remettrai jamais les pieds sur ces terres, mais je
tiens à la remercier, aussi bizarrement que cela puisse sembler de l’accueil
offert pendant mon séjour.
Aotearoa,
kia ora!
Maintenant que tu maîtrises le Zinlandais, tu dois déjà te mettre à l'arabe. Tu en auras appris des langues durant ton périple: l'anglais aux USA, le Zinlandais, l'Australien et maintenant...le Jordanien. WOW! Tu es vraiment doué.
ReplyDeletePapa
J'ai l'impression que tu as décris notre belle relation amoureuse Pete. ;) Ne te mets pas dans le pétrin a Petra ok? xxxx
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