Saturday, 10 September 2011

Ze Uluru


Pourquoi ai-je tant de choses à écrire sur Uluru? Ben probablement parce qu’en conduisant plus de 3000 km, sur 30 heures, pas de musique, pas de grand conversationaliste à mes côtés, disons que j’avais le temps de penser à ce que j’étais pour vous écrire.

Le Red Center
                Le centre de l’Australie est vraiment rouge. Sauf que ce n’est pas un désert comme je m’attendais à voir. En fait, une végétation est omniprésente. On y voit des arbustes d’Alice Springs à Adélaide sauf qu’ils sont tout petits. En fait, par endroit, on aurait dit une espèce de toundra. La chaleur, mais surtout la sécheresse, semble avoir le même effet sur la végétation que le froid. La couleur est évidemment différente. Du vert pâle blanchi de la toundra (du moins, sur les photos, ma dernière visite à Yellow Stone remonte à quelques vies) on passe au rouge, orange et jaune feu dans le désert australien. Plus au sud, l’absence complète d’arbres est frappante, mais l’effet du mix de couleurs jamais vu auparavant est magnifique.

Kings Canyon
                Si vous êtes déjà allés à Vegas au Grand Canyon, peut-être que vous trouvez que j’exagère. Mais le canyon en plein milieu de l’Australie est fabuleux. C’est un décor inimaginable. Comment la terre, le sol, peut-il s’effondrer ainsi est un mystère sublime. Pour Sam et les autres qui sont allés dans le sud du Portugal où des falaises interminables bordent la mer, le Kings Canyon est semblable, sauf qu’en bas de la falaise, il n’y a qu’un petit ruisseau faible, puis une autre falaise qui remonte tout aussi à pic que l’autre côté. Intimidant, on se sent petit, insignifiant même face, encore une fois, à la force de la terre.

Ze Uluru
                L’Uluru c’est… eh bien l’Uluru c’est une grosse méga roche. C’est difficile de dire ça sans donner l’impression que c’est nul, mais c’est difficile de décrire autrement ce méga caillou qui, malgré sa présence sordide au milieu du continent, est en fait au deux tiers enterrés. Les changements de couleurs aux levers et couchers du soleil sont clairement exagérés, mais c’est un incontournable (quoique non, j’ai fait le tour) et c’est immensément intéressant de se poser la question du pourquoi cette pierre dort là. Les aborigènes y comptent des centaines d’histoires et légendes, moi j’aime bien ma théorie du vaisseau spatial. À vous de choisir.

Le camping
                Évidemment, dans notre vaisseau à poules de luxe, on ne pouvait pas trop se plaindre. Première nuit dans le camping officiel du parc qui ressemble plus à un resort de « tout-inclus » qu’à un terrain de camping dans un parc national. Tsé, quand tu as Internet wi-fi, dans ta caravane, c’est que tu n’es pas à Ste-Madeleine… quoique Ste-Madeleine pourrait me surprendre. Deuxième nuit moins luxueuse, mon cher ami voulant économiser à tout prix, petite nuit fraîche dans une halte routière sans toilette! Rock on!

The Olgas
                Si vous trouvez l’Uluru impressionnant, vous capoterez aux Olgas. Plutôt que d’être un monolithe, les Olgas sont des ramassis de petites roches qui forment des montagnes aux multiples formes. Ces dômes sont appelés, en langage aborigène, « Plusieurs Têtes ». Ce qui est intéressant, c’est qu’il est permis de marcher au travers des dômes sacrés alors qu’il n’est pas permis, selon les croyances aborigènes, de grimper l’Uluru. Évidemment, plusieurs irrespectueux conards le font (Je te regarde Yanick Daoust!) quand même.

Les animaux
                Vous ne vous attendiez pas à ce que je vous parle de faune n’est-ce pas? Eh bien oui, quand je vois un chameau me regarder en plein visage, quand je vois des émus grignoter leur déjeuner en ignorant notre caravane, quand je vois un gigantesque kangourou galoper en bondissant à côté de notre véhicule et quand je vois une cinquantaine de petits kangourous morts sur le bord de la route, à moitié bouffés par des vautours aussi gros qu’un chien, je vais toujours vous en faire part. Désolé pour les détails sur les petits kangourous décédés, mais c’était trop facile… je vous le jure, on aurait dit un bucket de poulet frit Kentucky déversé sur le bord de l’autoroute. C’est bon, c’est bon… j’arrête....

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