Friday, 9 September 2011

Lucas & MY christianism


Mardi après-midi, je rencontrais Lucas, un allemand de 19 ans rencontré sur Internet. Non, je ne suis pas sur Réseau Contact en Australie, mais j’ai fait un Yanick Daoust de moi-même et j’ai regardé sur Gumtree, un site internet qui permet de trouver n’importe quoi, pour me trouver un ou des compagnons pour faire la route Alice Springs vers Adélaide en passant par le fameux parc Uluru où se trouve surtout le fabuleux Ayer’s Rock. Lucas fut preneur et c’est ainsi que nous avons fait connaissance dans l’Auberge de Jeunesse un peu crasseuse d’Alice Springs.

Ainsi, nous sommes allés chercher la caravane que j’avais réservée. Or, par erreur à la boutique de location, la caravane deux places n’était plus disponible, mais pour compenser, pour le même prix, ils nous offraient la Cadillac, ou plutôt la Mercedes des caravanes. Une maison sur roue, presque neuve, avec une douche, un four, un micro-onde, une télé, un DVD, une toilette, un frigo et 6 places à coucher, alouette! Décidant d’être économe, nous avons choisi de ne pas prendre de propane et puisque nous n’avons pas de DVD et qu’il n’y a même pas de radio (encore moins de télévision) là où roule, seulement le frigo et les lits seront utilisés. Le hic avec cette maison-mobile? L’essence dans le parc national est à près de 2$ le litre… j’ai plus de 3000 km à faire jusqu'à Melbourne et je fais moins de 500Km avec un plein… bon, ça commence à avoir l’air d’un quiz de mathématique, mais si vous faites le calcul, ça me coûtera un bras!

En plus, en plein milieu de la route, mon cher Lucas me dit : « Pete, I don’t think I’ll have enough money to pay for petrole… you’ll have to drop me somewhere and I’ll hitchhike to Adelaide »
Comme si je vais le laisser poiroter. Enragé d’être accompagné d’un imbécile qui n’a pas les moyens de rentrer chez-lui (et entendons-nous sur le fait que je ne crois pas une seconde qu’il n’a pas les moyens de payer l’essence, il veut simplement utiliser son argent pour autre chose) et qui en plus depuis le début du voyage me tape un peu sur les nerfs, j’ai du me poser ma merveilleuse question : « What would Jesus freakin’ do? »

Évidemment, Lucas a eu sa ride jusque chez-lui, sans s’être sauvé d’un chapitre signé Pierre-Alain sur les valeurs comme le respect, le budget et la maturité. En fait, je termine ce message alors que mon vaisseau spatial est stationné devant la maison où il crèche, gratuitement! (Y'a toujours ben des maudites Zimites!)

Mais bon, avec toute cette mini-haine gratuite (c’est le cas de le dire!) envers Lucas, je réalise quelque chose. Je suis un petit peu sauvage. Je me souviens d’avoir voyagé avec Samuel il y a quelques années et après quelques semaines, (no offense bud) mais on commençait à se taper sur les nerfs et une chance qu’on s’est mis à s’appeler el gros pour se faire rire car sinon, on aurait pu être deux airs bêtes qui voyagent ensemble. Au début de l’été, au début de mon voyage, avec Yanick, sans qu’on se tape sur les nerfs, (no offense bud) j’avais hâte de retrouver ma solitude et mon espace quand j’ai pris l’avion vers Auckland. Avec mes meilleurs amis, j’ai besoin de mon jardin secret après quelques jours ou quelques semaines. Avec un étranger, ça prend environ 45 minutes et j’ai hâte d’être dans ma bulle… voilà pour mon côté sociable!
Uluru, c’était comment? Ha oui… Tellement de choses à dire, je divise ça du mieux que je peux dans la prochaine entrée!
Enjoy!

2 comments:

  1. Merci pour les nouvelles. Voilà ce que l'on rencontre, des fois, sur Internet...À partir du moment où il t'a dit qu'il n'avait pas d'argent, tu aurais dû le dropper drette là. Un contrat, c'est un contrat.

    Meilleure chance pour le reste.

    Gaétan.

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  2. chicken. j'l'aurai droppé drette la. ;)

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