Sunday, 18 September 2011

PS. Petra


Juste un petit follow-up sur Petra. Vous vous rappelez que j’ai perdu une journée à l’aéroport de Qatar qui mutilait une journée de mon voyage en Jordanie? Eh bien, initialement, j’avais prévu deux jours à Petra, mais là, je me retrouvais avec seulement une journée complète dans le parc. Ainsi, à 6h30, j’étais à l’entrée du parc. À 7h00, je disais : « Mautadine, c’est ben beau ce canyon là ». À 7h03, je disais « Tabarnak c’est ben hot ça! » devant la Trésorerie. En d’autres mots, j’étais sur une mission : Voir Petra au complet en une journée.

J’ai vite compris qu’il y avait quelqu’un d’aussi déterminé que moi : La chaleur du désert d’Arabie. God damn qu’il faisait chaud! À 10h, ma chemise était trempée et bizarrement, je me suis mis à penser à ceci et j’ai décidé de vous le partager.

Lorsque je pense à quelqu’un qui travaille fort, je pense immédiatement à mes parents. L’exemple qui me vient en tête concerne mon père, mais n’exclut pas du tout ma mère en tant que travailleuse exceptionnelle.
Alors que je marchais et suais à grosses gouttes dans Petra, le souvenir de mon père travaillant dans le jardin hantait mon esprit. Je me le rappelle, suant lui aussi, hachant ceci, transplantant cela, raclant une plate-bande ou piochant dans une racine mal placée, n’arrêtant que pour quelques instants quand ma mère lui apportait un verre d’eau ou une limonade fraîche. Et puis bam, il recommençait, sans répit ou presque, oubliant l’heure et les courbatures qui l’affligeaient certainement jusqu’à ce que ma mère décide que c’est assez et qu’elle lui apporte une bière, l’obligeant à délaisser son projet ou son défi de la journée. En tant qu’adolescent aux cheveux longs, puis en tant que jeune adulte aux cheveux courts, je me souviens que d’une part, c’était difficile de suivre le paternel dans ces élans de travail passionnés (et soyons honnête, nous sachant sans sa détermination, il nous donnait congé plus souvent qu’autrement avant qu’il n’ait réellement terminé de notre aide) mais surtout, je me souviens de regarder mon Pops et ma Momz travailler fort ainsi et de me demander comment on fait pour continuer ainsi, malgré la chaleur, malgré la fatigue, malgré la faim, la soif, malgré le temps qui passe.

La recette, je ne le connais toujours pas, mais dans la chaleur de Petra, j’ai pigé un peu de motivation dans la détermination de mes parents pour continuer sans arrêter ou presque, m’abreuvant et me crémant à intervalles réguliers quand même, jusqu’à ce que je vois tout ce que je voulais voir à Petra!
La mission atteinte, je suis rentré à l’hôtel, les pieds ampoulés à nouveau, mais le sourire en pleine face.

P.S. On n’a rarement la chance de remercier nos parents en public; en voici une, je la prends : Merci!

1 comment:

  1. Merci pour ce coup de chapeau. Tu nous avais dit de ne rien écrire de personnel sur ton blug. Tu as dérogé à ta propre règle. Par contre, j'ai déjà vu un jeune homme fatigué, suant, transpirant comme un boeuf et malgré tout continuer ses exercices, ses pratiques et ses entrainements pendant des heures, sans se décourager, sans se détourner de son but. Tu nous as vu à l'oeuvre mais aussi nous t'avons vu à l'oeuvre. Tu as du coeur au ventre, c'est sûr.
    Papa et maman.

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