Wednesday, 21 September 2011

La Jordanie


J’avais écrit un article que j’avais appelé The Fear Factor qui était intense et qui touchait les différences entre les valeurs Occidentales et les stéréotypes des valeurs arabes ou musulmanes. Or, justement, c’était intense et ça touchait surtout un monde que je ne connais pas suffisamment pour explorer ici. Ainsi, je vous épargne! Si vous êtes curieux, versez moi un verre, et je vous conterai le tout. En bref, je finissais ça en disant que souvent, on a peur pour rien, on a peur d’avoir peur.  

Mais voici quelques mots sur ce que j’ai pu voir du monde musulman :

Premièrement, la bouffe est écœurante. Leurs fallafels sont écœurants (on se rappelle que je n’aime pas les fallafels), leur pain est succulent et leur humus est divin. Il y a même des recettes que je risque de rapporter. Si vous êtes invités à un repas d’humus chez-moi un jour, vous saurez pourquoi.

Deuxièmement, les routes sont infernales. Assis à l’arrière d’un taxi, j’ai vu mon chauffeur, dans une ligne simple, dépassé un véhicule plus lent et au même moment se faire dépasser par une autre voiture. Oui, c’est l’équivalent de trois chars dans un onw-way!

Tertio, les chums des filles qui portent la burqa sont incompréhensibles. Je ne parlerai pas de la motivation ou du pour et le contre des femmes voilées. Ce que je dirais, par contre, c’est que le gars en t-shirt adidas, avec des runnings Nike, des jeans Levi’s, des lunettes de soleil Oakley et une attitude générale de gars du Mile-end, c’est quasiment lui qui sort du lot, pas sa femme voilée. Je ne parlerai pas de la pertinence de la burqa, mais je vais certainement parler de la cohérence face à celle-ci.

Itou, leurs attraits touristiques sont dangereux. En Australie et en Zinlande, lorsque je visitais des montagnes, des collines ou n’importe quelle structure quelque peu en hauteur, tous les moyens étaient mis en place pour assurer la sécurité du touriste ou du randonneur qui s’aventure par-là. En Jordanie, si tu tombes du petit pont en pierre naturel posté à 85 m de hauteur, c’est ton problème. Pas de barrière, pas d’avertissement. Go at your own risk, and if you fall, nobody will be bothered to get what’s left of your arse. Heureusement, je n’ai pas terminé mon parcours en bouillie.

Finalement, l’armée est présente. Je ne me souviens pas d’avoir déjà vu un militaire à Montréal. À Sherby, on avait un collège réserve militaire, et à part quelques évènements de recrutement, je ne me souviens pas d’avoir vu autre chose qu’une paire de bottes noires, bien cirées. Ici, en Jordanie, près de la frontière avec Israël, plusieurs postes militaires arrêtent les véhicules pour s’assurer qu’ils ne contiennent pas de gens qui sont supposés être de l’autre côté du Jourdain. Dans l’autobus qui m’a emmené d’Aqaba à Amman, (Aqaba est près de la frontière avec Israël et l’Égypte) nous avons du arrêter, sortir de l’autobus et pratiquement vider la totalité de nos sacs. Par la suite, les étrangers ont pu regagner l’autobus, mais les arabes ont dus être fouillés juste devant l’autobus par des soldats armés de kalachnikovs. J’avais les images de 2e guerre mondiale quand les nazis tiraient quelqu’un sur la place publique simplement parce que ces papiers ne sont pas en règle. Ce que le cinéma peut créer comme mnémonique dans le cerveau d’un canadien qui a, autrement, été éternellement protégé de toutes visions de guerre. Le curieux dans cette sortie, c’est que les Jordaniens semblent faire confiance aux étrangers plus qu’à leur propre peuple. Pas étonnant que les stéréotypes demeurent à l’extérieur de chez-eux quand ils vivent encore à l’intérieur de leur frontière. Finalement, hier, en arrivant à l’aéroport d’Amman, mon taxi est arrivé face à face avec un bunker au milieu d’un roundabout où un soldat jordanien était fermement placé bien au contrôle d’un flippin’ machine gun! On ne parle plus de la sympathique kalachnikov ou même d’une mitraillette à la Rambo. Le mec a un siège rotatif, une série de balle grosse comme des salières et suit les autos du bout de son canon… Gulp!

Sinon, la Jordanie, c’est vraiment paisible…

1 comment:

  1. D'après ce que tu décris, heureusement que c'était paisible. Ça ne doit pas être joli joli quand ce n'est pas paisible.

    Jamais rien vu de tel sur la rue Denault, à Sherbrooke.

    Gaétan.

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