Sunday, 11 September 2011

The near-death experience


Un point oublié lors de la dernière entrée. Ceux qui me connaissent savent que par beau temps, je peux être un mini cow-boy sur la route. J’aime conduire les longues distances et j’aime dépasser les autres voitures et sans aimer la vitesse, j’aime me faire accroire que toutes les autos du monde participent à une grande course où le but est d’arriver là où je m’en vais. C’est petit-coq comme mentalité, mais j’aime ça… mais jamais le soir! En fait, ma vision semble me trahir le soir alors je suis très docile et prudent derrière le volant dès que le soleil commence à se coucher. Or, les autoroutes en Australie, du moins les autoroutes peu utilisées telles que celles qui traversent le désert, sont une voie de chaque sens avec une pointillée au centre. Ainsi, pour dépasser, il faut aller dans la voie inverse et risquer, le moins possible, sa vie.

Le huit septembre 2011, environ 19h, je roule tout bonnement, toujours prudemment, lentement même en direction Adélaide. Il fait noir car en ce temps de l’année, le soleil se couche vers 18h dans le sud de l’Australie. Soudainement, quatre phares blancs me regardent et se rapprochent rapidement, dangereusement, en fait. Je l’avoue, j’ai figé. Après environ 14 heures de route, je ne suis probablement plus le conducteur le plus alerte au monde, mais je ne ralentis même pas à la vue du danger qui approche. Tout à coup, Lucas dit quelque chose et je clique. Un coup de volant vers la gauche (on conduit à gauche en Australie) nous envoie dans le champ, juste à temps pour laisser passer le train routier (un camion qui transporte trois trailers derrière lui) qui dépasse une voiture avec un très mauvais timing.

J’imagine que j’exagère l’histoire. J’imagine qu’il me restait encore quelque secondes pour bouger. J’imagine que le camion aurait eu juste le temps de se tasser dans sa voie car habituellement, je fais confiance aux habiletés de conducteur des conducteurs de camions. J’imagine que si je n’avais pas bougé, quelque chose d’autre de génial serait arrivé et tout aurait été ok. Mais à cet instant là, la caravane arrêtée dans le champ (il n’y a pas de clos dans cette région de l’Australie, heureusement et à part la vaisselle qui se plaint dans la caravane, le véhicule n’a aucun ennui) les mains tremblantes, l’adrénaline dans le tapis, Lucas et moi étions d’accord sur le fait qu’il était minuit moins une.

Mes parents m’ont toujours dit d’être prudents sur la route, pas pour moi, mais pour les autres. Damn right! Pendant toute la route jusqu’à Melbourne, ma seule pensée était la suivante : There’s no fuckin’ way I’m dying here!

Plus que jamais, je déteste conduire la nuit.

3 comments:

  1. Tu as copié cela dans un roman de Stephen King or what?
    Quelle idée de conduire pendant 14 heures d'affilées? un caravane, en plus.
    Ne nous fait pas trop de peur comme celle-là sinon je vais te chercher et te ramène à Sherbrooke par le chignon du cou.
    On t'embrasse et...sois prudent.
    Gaétan.

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  2. T'inquiètes Pops, je devrais resté loin des routes (du moins en tant que chauffeur) pour un petit bout!

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  3. Je suis bien contente que tout est bien qui fini bien. Je retire mon post précédent sur Lucas, il t'as surement sauvé la vie, ce petit connard cheap

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