Tel que
prévenu, je suis maintenant (finalement?) en Jordanie.
Après avoir
attendu pendant ce qui m’a semblé être un siècle au Qatar (pendant un bout de
temps, je croyais que Doha était à Dubai, si j’ai dit à certaines personnes que
je passais par Dubai, je suis désolé, j’ai menti!) j’ai finalement pu prendre
mon vol vers Amman en Jordanie. Le vol fut sans histoire excepté pour le fait
que j’ai rencontré un Jordanien bien sympathique qui m’offre d’aller me porter
à mon hôtel au centre-ville de Amman. C’est contre mon bon jugement, mais après
réflexion, je me dis que prendre l’avion de Qatar jusqu’à Amman pour kidnapper
un canadien n’est certainement un plan d’affaires viable. J’accepte.
Mais tout
d’abord, je dois passer au travers du poste frontalier. N’entre pas qui veut en
Jordanie. Premièrement, il faut payer 20 dinars au douanier. Je me dirige donc
vers le seul guichet de ce côté de la douane… qui refuse de me donner des
sous!! L’américain juste après moi obtient son argent sans problème! Un peu
fâché, contre mon employeur, je réfléchis et me rappelle que j’ai 21 dinars
dans mes poches! Par une chance inouie, heureusement, j’avais fait changer des
sous Australiens à un bureau de change à Melbourne (Je ne fais JAMAIS changer
d’argent avant d’entrer au pays et je me fie TOUJOURS au guichet et à ma carte.
Yup, I’m a lucky bastard!) Je peux
donc payer le douanier qui ne comprend pas du tout ma joie d’avoir trouvé 20
dinars dans mes poches. Vient ensuite le questionnaire intense,
particulièrement lorsqu’il provient d’un douanier arabe baragouinant l’anglais.
Mieux que je baragouine l’arabe, quand même.
Finalement,
avec mon nouvel ami retrouver de l’autre côté de la douane, nous prenons la
route vers Amman. Après quelques minutes dans sa voiture, je comprends une
chose. Mon nouvel ami n’a pas du tout l’intention de me voler ou de me faire du
mal. Mais il n’a aucune idée où est mon hôtel. Après près de 45 minutes de
recherche, on finit par semi-trouver. En fait, ce n’est pas mon hôtel, le mien
est à l’autre bout de la ville, mais celui-ci fera. Shukran!
Ma première
impression d’Amman est ambivalente. Il y a clairement un choc culturel ici. Il
est impossible de circuler sur les trottoirs tant ils sont garnis d’hommes
vendant de tout. J’ai vu un mec vendre des robinets, juste devant mon hôtel! Il
est difficile de traverser la rue parce qu’il ne semble pas y avoir de règles
spécifiques à ce sujet. Il faut oser, et espérer ne pas terminer comme une
grenouille à Frogger. Ceci dit, les
quartiers semblent pauvres et sales… mais surtout vieux. On parle de quartier
ayant commencé à voir le jour il y a des milliers d’années alors oui, ça sent
le vécu. Il semble aussi y avoir un clivage immense entre pauvres et riches.
J’ai vu un Escalade hybride stationné
à deux coins de rues d’une résidence de Bédouin, plus une tente qu’une maison. J’ai
aussi vu un espèce de bidonville avec un satellite pour télévision, mais bon,
chacun ses priorités! Il y a la chaleur aussi. Lorsque j’ai pris l’avion de
Qatar (il faudrait que je vous parle de Doha éventuellement, c’est quelque
chose, ça aussi!) il faisait 42 degrés celsius. Ici, à Amman, c’est d’une
fraîcheur!! 34 degrés seulement!
Enfin, ce
ne sont que des premières impressions et j’essaierai de vous partager mes
émotions face au monde
arabe plus tard. Demain, j’irai visiter les monuments
millénaires en ville et j’irai à la mer morte! In sha’ Allah!
Si dieu le veux! Oublie pas de faire ta prière! :)PS: Je meurs de jalousie.
ReplyDelete20$ si tu ouvres tes yeux dans l'eau.
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