Thursday, 29 September 2011

Budapest


Tout d’abord, avouons-le, je suis fatigué. Pas à cause du pubcrawl, pas parce que j’ai eu une mauvaise nuit la nuit dernière, pas parce qu’il fait chaud ou que je marche beaucoup. Je suis fatigué parce que ça fait plus de trois mois que j’ai pas dormi dans mon lit (qui n’est pas si confortable que ça), que je n’ai pas mangé de la bouffe que je cuisine (qui n’est pas si délicieuse que ça) et que je n’ai pas été dans mes affaires (bien que je sois conscient d’en avoir vendu le ¾ avant de partir. Bref, je suis fatigué, c'est un peu pour ça que je n'ai pas trouvé la discipline d'écrire dans les derniers jours.

Ceci dit, Budapest est fort bien. Mes premières impressions décrites dans ma dernière entrée étaient justes. Un heureux mélange de vieux et de moderne, d’est et d’ouest existe. On peut encore sentir les répercussions des guerres, particulièrement autour de la Grande Synagogue, la deuxième plus grande au monde, et du ghetto juif qui a existé pendant la 2e guerre mondiale. Et on peut sentir la brutalité de la police secrète qui dura jusqu’à la chute du rideau de fer. Pas étonnant que le peuple hongrois ait autant de difficulté à sourire. Ils possèdent une multitude de monuments et de memorials basés sur les atrocités du passé. Leur but, se souvenir pour ne pas répéter. Brave, courageux et touchant, mais ça donne quand même un petit gout déprimant à cette ville, à ce peuple, autrement charmant.

Pour revenir à ce fameux pubcrawl, l’important est d’indiquer qu’une fois le soleil couché, cette douleur qui perdure dans la mémoire collective des Hongrois semble disparaître. Qu’on blâme leur drink fétiche dont j’oublie (peut-être est-ce là le but, justement) le nom, un espèce de shooter tequila mais avec une orange et de la cannelle plutôt que le classique sel et citron mexicain. Délicieux? Non. Surprenant et gouteux, certainement. Ce qui a retenu mon attention dans ces bars, c’est l’architecture. Pour la majeure partie des bâtiments abritant ces avenues de boissons, la 2e guerre a fait explosé les structures tels que les toits et certains murs. Qu’à cela ne tienne, cela a crée des cours intérieures et des bâtiments quasi-vides parfaits pour créer un méga party. Les voitures, les bouteilles et les poupées de toutes sortes exposées quelques 2 m au-dessus des têtes des fêtards ne font qu’ajouter au charme européen de la place. Et il y a les filles… mais on s’en reparlera, entr’gars, you know!

L’art-deco de plusieurs bâtiments Ottomans datant de l’avant guerre, mêlé aux édifices modernes et aux McDos et KFC de ce monde crée une ville avec une mélancolie quelconque. Mais les Hongrois sont fiers. Fiers d’avoir été les premiers à faire tomber le rideau de fer, fiers, en tant que peuple d’avoir réussi à prospérer après des années de mépris nazis, puis soviétiques.

Après avoir entendu parler des atrocités procréées par Hitler, je me dirige maintenant en direction de son bunker, à Berlin.

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