Tout
d’abord, avouons-le, je suis fatigué. Pas à cause du pubcrawl, pas parce que j’ai eu une mauvaise nuit la nuit dernière,
pas parce qu’il fait chaud ou que je marche beaucoup. Je suis fatigué parce que
ça fait plus de trois mois que j’ai pas dormi dans mon lit (qui n’est pas si
confortable que ça), que je n’ai pas mangé de la bouffe que je cuisine (qui
n’est pas si délicieuse que ça) et que je n’ai pas été dans mes affaires (bien
que je sois conscient d’en avoir vendu le ¾ avant de partir. Bref, je suis
fatigué, c'est un peu pour ça que je n'ai pas trouvé la discipline d'écrire dans les derniers jours.
Ceci dit,
Budapest est fort bien. Mes premières impressions décrites dans ma dernière
entrée étaient justes. Un heureux mélange de vieux et de moderne, d’est et
d’ouest existe. On peut encore sentir les répercussions des guerres,
particulièrement autour de la Grande Synagogue, la deuxième plus grande au
monde, et du ghetto juif qui a existé pendant la 2e guerre mondiale.
Et on peut sentir la brutalité de la police secrète qui dura jusqu’à la chute
du rideau de fer. Pas étonnant que le peuple hongrois ait autant de difficulté
à sourire. Ils possèdent une multitude de monuments et de memorials basés sur les atrocités du passé. Leur but, se souvenir
pour ne pas répéter. Brave, courageux et touchant, mais ça donne quand même un
petit gout déprimant à cette ville, à ce peuple, autrement charmant.
Pour
revenir à ce fameux pubcrawl, l’important
est d’indiquer qu’une fois le soleil couché, cette douleur qui perdure dans la
mémoire collective des Hongrois semble disparaître. Qu’on blâme leur drink fétiche dont j’oublie (peut-être
est-ce là le but, justement) le nom, un espèce de shooter tequila mais avec une orange et de la cannelle plutôt que
le classique sel et citron mexicain. Délicieux? Non. Surprenant et gouteux,
certainement. Ce qui a retenu mon attention dans ces bars, c’est
l’architecture. Pour la majeure partie des bâtiments abritant ces avenues de
boissons, la 2e guerre a fait explosé les structures tels que les
toits et certains murs. Qu’à cela ne tienne, cela a crée des cours intérieures
et des bâtiments quasi-vides parfaits pour créer un méga party. Les voitures,
les bouteilles et les poupées de toutes sortes exposées quelques 2 m au-dessus
des têtes des fêtards ne font qu’ajouter au charme européen de la place. Et il
y a les filles… mais on s’en reparlera, entr’gars,
you know!
L’art-deco
de plusieurs bâtiments Ottomans datant de l’avant guerre, mêlé aux édifices
modernes et aux McDos et KFC de ce
monde crée une ville avec une mélancolie quelconque. Mais les Hongrois sont
fiers. Fiers d’avoir été les premiers à faire tomber le rideau de fer, fiers,
en tant que peuple d’avoir réussi à prospérer après des années de mépris nazis,
puis soviétiques.
Après avoir
entendu parler des atrocités procréées par Hitler, je me dirige maintenant en
direction de son bunker, à Berlin.
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